Zemour : annulation de la dette africaine contre le contrôle des naissances [Vidéo]

Dans l’émission “Face à l’info”, l’essayiste a réagi à la volonté des grandes puissances d’annuler les dettes africaines, en proposant une contrepartie.

 

À la suite de la pandémie du coronavirus, le président français Emmanuel Macron a plaidé pour une annulation de la dette africaine, emboîtant le pas du pape François qui avait urgé les grandes puissances à prendre les bonnes décisions lors des célébrations de Pâques. Pour lui, seul « l’effacement des créances [pouvait] apporter une solution durable », disait-il sur RFI. Mercredi 15 avril, les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 ont suspendu de façon immédiate, pour une durée d’un an, les dettes des pays les plus pauvres.

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De quoi faire réagir Éric Zemmour sur CNews, dans l’émission « Face à l’info ». Alors que la décision n’était pas encore connue, dans un premier temps, il ne s’est pas opposé à la mesure. « Dans un long papier, Dominique Strauss-Kahn craignait une vague migratoire inédite, encore plus massive qu’en 2015. Si évidemment l’épidémie atteignait l’Afrique, et que vu qu’il n’y pas de service de santé adapté à ce genre d’épidémie, les gens fuiraient et fuiraient vers l’Europe », a-t-il d’abord remis en contexte, avant d’ajouter : « Le but, c’est ça. Éviter cette vague migratoire massive. Pourquoi pas ? Je pense que les Français qui ont entendu ça préféreraient qu’on réduise leur dette à eux, mais pourquoi pas. »

 

 

 

 

« Des choses simples »

Mais Éric Zemmour a ensuite regretté une décision sans contrepartie. « Moi, ce que j’aurais aimé, c’est qu’en échange, on demande quelque chose aux chefs d’État africains, par exemple signer les certificats de nationalité pour reprendre leurs clandestins, ou des engagements sur la maîtrise de leur natalité, vous voyez, des choses simples. Mais pas qu’on annule leur dette comme ça gratuitement », a-t-il déploré.

 

Au final, le moratoire des banquiers et du G20 devrait libérer 20 milliards de dollars de liquidité afin de lutter contre l’épidémie de coronavirus pour tous les pays dont les infrastructures sont fragiles. Les pays les plus pauvres devaient rembourser en 2020 plus de 32 milliards de dollars de dettes à leurs créanciers.

 

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