Togo : Une année apaisée

2019 aura été calme et apaisée dans notre pays, en tous points de vue. Même les « déclinologues » habituels, les adeptes du « Togo bashing » ou encore les cassandres de nature, pourront difficilement soutenir le contraire. Cette année a été loin de ses devancières de 2018, et surtout 2017. Les tensions qui ont émaillé cette dernière sont un lointain souvenir.

Indubitablement grâce aux réformes institutionnelles et constitutionnelles enfin opérées après une dizaine d’années d’attente et de polémiques, vidant ainsi de leurs substances, les revendications classiques de l’opposition ; l’ultime marche étant l’annonce de la recomposition de la Cour Constitutionnelle. Sur le front social, ces 12 derniers mois ont été tout aussi calmes, en comparaison à des périodes où grèves, débrayages et marches se succédaient.
Au surplus, le Togo a été à l’abri des affres du terrorisme qui sévit dans la sous-région et qui essaime des morts. Même dame nature nous a épargnés de grands drames recensés ailleurs. Pour tout cela, les croyants rendront grâce, chacun au dieu qu’il adore, tandis que athées et agnostiques y trouveront des explications plus rationnelles. Bien évidemment, le souhait de tous est que ce climat soit préservé et maintenu.
Pour y arriver, les prières ne suffiront pas. Chacun devra faire sa part, assumer sa responsabilité. D’autant que 2020 connaîtra la présidentielle, la mère de toutes les élections, celles qui cristallisent davantage les tensions, celles de tous les dangers.
Notre pays en organisera le 22 février sa quatrième, en 15 ans. En dehors de la tragique 2005, les successives se sont plutôt déroulées sans incidents majeurs. Il est important que tout concoure à ce que les prochaines s’inscrivent sur cette liste vertueuse : de la transparence du scrutin aux discours des candidats, en passant par le rôle de la presse.
La proximité de la « trêve des confiseurs » que constitue traditionnellement la période des fêtes de fin d’année, est un facteur favorisant pour un début de campagne et des élections non heurtés. Engageons nous, chacun à son niveau pour qu’il en soit ainsi. Qu’il en soit ainsi. Bonnes fêtes !
Jean-Paul AGBOH
icilomé