Togo: les cas d’enlèvements avec demandes de rançons inquiètent!

Les ministres de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Yark Damehane, des Infrastructures et des Transports, Zouréatou Tchakondo Kassa-Traoré ont présenté ce vendredi 1er mars 2019 le rapport sur la sécurité routière et ferroviaire du 2ème semestre de l’année 2018.
Le rapport indique qu’à partir du mois de juin à décembre 2018, « 2.974 accidents ont été enregistrés sur les routes togolaises occasionnant 4.134 blessés et 306 morts », un résultat plus qu’inquiétant pour l’année 2018 seule.

Selon le ministre de la sécurité et la protection civile, si on ajoute les chiffres du 1er semestre de l’année 2018 qui a révélé « 5.814 cas d’accidents, 7.951 blessés et 592 morts », le bilan sur la sécurité routière et ferroviaire de l’année 2018 est donc pire que celui des 4 dernières années.

Il estime que la toute première cause de ces accidents est l’excès de vitesse et 56% de ces accidents sont causés par des motos, la conduite en état d’ébriété, l’utilisation du téléphone au volant, le non-respect du Code de la route et le refus des priorités.

Pour ce qui est de la criminalité au Togo, au cours de la période allant de juin à décembre 2018, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a enregistré 24 braquages, 6 tentatives de braquages avec 8 morts. Le bilan s’alourdit donc avec 74 vols à main-armée, 76 meurtres et lynchages et 69 cambriolages.

« Le tableau n’est pas du tout bon, que ce soit pour le cas des accidents de la circulation que pour la criminalité. Malgré tous les efforts de sensibilisation et de répression, il reste toujours à faire. Chaque citoyen doit prendre conscience. On ne meurt pas 2 fois », a-t-il déclaré. Il a ensuite annoncé que bientôt le « test d’alcoolémie au volant » fera son entrée dans le système de sécurité routière.

 

Le rapport rendu public par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile et sa collègue des Infrastructures et des Transports fait également état du phénomène d’enlèvements avec demande de rançons en plein rebondissement dans le pays. « Au total, 5 cas ont été enregistrés entre juin et décembre 2018 dont un suivi d’assassinat ».

1.443 kg de cannabis, 152,90 kg de cocaïne, 92 kg de khat et plus de 5 kg de méthamphétamine ont été saisis par les forces de sécurité au cours de la même période.

 

icilomé