Togo : Le PNP dit faire l’objet d’un ‘harcèlement politico-militaro-judiciaire’

Le Parti national panafricain (PNP) sent le feu au cul. La formation politique présidée par Tikpi Atchadam, dans un communiqué rendu public mardi, informe l’opinion qu’une ‘persécution d’Etat’ est en vue contre ses responsables, militants et sympathisants, aux fins de le faire disparaître de l’échiquier politique togolais. Il consiste, souligne le document signé par le secrétaire général, Dr Kossi Sama, à décapiter le parti, et à empêcher ses activités par des descentes musclées des éléments de la gendarmerie et de la police nationales.

 

Aux commandes de ce que le parti qualifie de ‘harcèlement politico-militaro-judiciaire’, se trouvent, selon ce parti, les préfets sous la responsabilité du ministre en charge de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi.

 

« Depuis plusieurs mois, de façon régulière, chaque week-end, la police nationale et les forces de la gendarmerie nationale, après des coups de fils faits de menaces de tous genres aux responsables locaux la veille,  prennent d’assaut les réunions hebdomadaires organisées par le parti sur l’ensemble du territoire national. Une fois sur place, les forces de police et de la gendarmerie dispersent les citoyens avec une violence extrême en usant de gaz lacrymogène ; elles cassent les chaises, les motos et emportent le matériel tel que les haut-parleurs. Il leur arrive aussi, comme à Logopé, un quartier de Lomé, d’emporter des motos », indique M. Sama.

 

Cette ‘violence d’Etat’ avec des dégâts matériels énormes, souligne le PNP, a atteint son paroxysme ces 2 derniers week-ends lorsque les forces de l’ordre et de sécurité, lourdement armées, ont envahi les lieux de réunions hebdomadaires du PNP à Yélivo, Sokodé, Kparatao, Dapaong, Kadambara et Dar Salam à Lomé.

Il y a là, déduit ce parti, une volonté manifeste du régime au pouvoir de s’opposer ‘par tous les moyens’ à l’alternance et à la démocratie au Togo, en s’attaquant de façon répétée et soutenue aux libertés fondamentales et aux droits de l’homme, dénonce ledit parti politique.

Selon le PNP, les éléments de la police et de la gendarmerie qui s’attaquent aux réunions du PNP, disent toujours exécuter des ordres venus d’en haut. Au-delà de cela, le parti signale que se présentant devant le juge en respect au contrôle judiciaire qui pèsent sur leur tête, les anciens détenus du PNP sont sommés de quitter ledit parti, s’ils veulent la paix et la tranquillité.

« Des menaces d’étouffement économique, d’arrestation, et même de mort sont proférées contre des propriétaires immobiliers dès qu’ils engagent une discussion portant sur la cession gratuite ou la location de leur immeuble au PNP. Cela se vérifie, notamment à Dapaong, Sokodé, Kpalimé, Anié, Atakpamé, Kévé, Tsévié, Adidogomé », écrit le parti.

Le PNP dénombre encore 39 personnes arrêtées lors des manifestations politiques et détenues.

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