Rues de Lomé: ce que cachent les noms qui font jaser

La Mairie de Lomé est montée au créneau ce mardi, suite au tollé soulevé par les nouvelles plaques posées dans la ville de Lomé sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

 

Certains noms sur des plaques abondamment relayées suscitent commentaires et indignation.

Ainsi, sur certaines plaques, on pouvait lire : « Rue de la virginité », « Rue des Lézards », « Rue Anaconda », « Rue des crapeaux », « Rue Donald Sodji », « Rue Hampaté Bas »…

La Mairie a bel et bien reconnu avoir entrepris une opération d’adressage des rues de la capitale, après une première opération menée en 1997. Car à l’époque, toutes les rues n’avaient pas été dénommées. A Lomé, on compte environ 4.000 rues.

Sur le plateau de Kanal Fm ce mardi, Bassimsouwé Edjam-Etchaki (directeur adjoint des services techniques de la Mairie) a longuement expliqué toutes les étapes de la procédure, en tout en relevant certaines « fausses plaques » relayées sur les réseaux sociaux.

Le président de la délégation spéciale avait chargé les maires d’arrondissement de piloter cette opération en se tournant vers les chefs de quartiers, les CDQ, de leaders d’opinion, afin de former des commissions pour faire des propositions de noms. Et dans chaque quartier, ces noms doivent être expressifs (un événement ou une histoire).

« Après les propositions, la liste a été compilée et une commission plus élargie — avec à sa tête des conseillers — a été mise en place pour examiner les noms. Ainsi, la liste retenue a été adopté par la municipalité », a précisé Bassimsouwé Edjam-Etchaki.

De fausses plaques sur les réseaux sociaux

« Certaines plaques qui circulent sur les réseaux sociaux et figurent sur la liste de la municipalité. Elles ne sont pas dans le répertoire de la Mairie», a dénoncé le directeur adjoint des services techniques de la Mairie.

« +rue Donald Sodji+, +rue Kolofou +… ne figurent pas sur la liste de la municipalité», a-t-il relevé.
Mais il a toutefois reconnu des erreurs d’orthographe sur certaines plaques. Par exemple « Rue Hampaté Bas », « Rue des crapeaux ».

« Il faut aussi avoir l’honnêteté de reconnaître ces erreurs », a-t-il avoué, donnant au passage des explications de certaines rues.

« La rue des crapauds, parce qu’il y avait une marre de crapauds, selon les populations. C’est une manière d’immortaliser cette histoire. Il y a également, la rue du Moulin. Les gens s’identifiaient par rapport à ce moulin qui était une référence dans le quartier », a expliqué Bassimsouwé Edjam-Etchaki.

Togoweb