Que veut faire le milliardaire Tony Elumelu au Togo ?

Le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé a reçu en audience ce 27 octobre au palais de la présidence, le milliardaire nigérian Tony Elumelu.  A Lomé, la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, les investissements et le devenir de l’Afrique étaient à l’ordre du jour.

Qui est Tony Elumelu?

Tony O. Elumelu est un économiste de formation, un entrepreneur visionnaire et un philanthrope. Il le président du Heirs Holdings, de la United Bank for Africa, Transcorp et est fondateur de la Fondation Tony Elumelu. A 53 ans, il détient les honneurs nationaux nigérians, de Commandant de l`Ordre du Nigeria (CON) et de membre de l`Ordre de la République fédérale (MFR). En 2012, il a été désigné comme l’une des 20 personnalités les plus puissantes de l`Afrique par le magazine Forbes. Il a une vision du développement des économies africaines basé sur des investissements à long terme et sur le développement des petites et moyennes entreprises. Apôtre de « l’Africapitalisme », il place la priorité sur les secteurs productifs de l’économie dont la stratégie d’investissement est tournée vers des domaines économiques sensibles, afin de soutenir l’agriculture et les PME.
Que retenir de sa visite ?

A Lomé, le patron du groupe bancaire UBA a fait part de son intention d’ouvrir au Togo une filiale destinée au financement des PME.  UBA est présente dans dix-neuf pays, à Londres et à New York.

L’année dernière nous avons seulement eu quatre togolais alors que d’autres pays ont eu jusqu’à 60 lauréats

Tony Elumelu

Dévoué au soutien des jeunes entrepreneurs africains, le milliardaire veut aussi aider les jeunes togolais.

La fondation Tony Elumelu a lancé en 2014 un programme annuel d’entrepreneuriat africain qui consacre 100 millions de dollars sur dix ans pour financer et accompagner 10.000 start-up africaines à raison de 1000 par an. M. Elumelu a souhaité que davantage de jeunes togolais manifestent de l’intérêt pour cette initiative destinée à soutenir la transformation économique et sociale de l’Afrique et intensifier la création d’emplois, parce que, dit-il «l’année dernière nous avons seulement eu quatre togolais alors que d’autres pays ont eu jusqu’à 60 lauréats. »

De bonnes nouvelles pour les start-up togolaises, et surtout pour le gouvernement togolais qui souhaite intensifier sa lutte contre le chômage. D’ailleurs, pour le Nigérian, « le secteur privé détient les clés pour débloquer le potentiel économique et humain de l’Afrique. »

Source : Autogo