Laurent Gbagbo désormais en liberté conditionnelle en Belgique

L’ancien président ivoirien se trouve désormais en liberté conditionnelle en Belgique, a annoncé la Cour pénale internationale mardi soir. Bruxelles avait accepté d’accueillir Laurent Gbagbo, acquitté de crimes contre l’humanité par la CPI.

 

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“Laurent Gbagbo est désormais en liberté conditionnelle en Belgique”, a indiqué mardi 5 février une porte-parole de la Cour pénale internationale (CPI). Acquitté de crimes contre l’humanité, l’ancien président de 73 ans a quitté les Pays-bas dans la soirée. Il reste dans l’attente d’un éventuel appel contre son acquittement.

 

Une porte-parole des services belges de l’immigration, Dominique Ernould, a confirmé à l’AFP qu’un visa avait été octroyé à Laurent Gbagbo. “On a donné les instructions pour lui délivrer un visa de type C, qui est une autorisation de séjour pour 90 jours”, a-t-elle indiqué. “Ce visa, a-t-elle dit, lui permettra d’aller s’enregistrer comme résident dans la commune belge qui l’accueille”, a-t-elle ajouté. Une source belge a précisé que le renouvellement d’un tel visa était exceptionnel.

 

Le 15 janvier, les juges de la CPI ont ordonné la libération sous conditions de Laurent Gbagbo et de son ancien ministre Charles Blé Goudé. Quinze jours plus tard, la Belgique a répondu favorablement à la demande de la CPI d’accueillir l’ancien président ivoirien en expliquant que sa deuxième femme et un de ses enfants résidaient à Bruxelles.

 

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Lieu tenu secret

Depuis lors, les deux hommes résidaient dans un lieu tenu secret. Parmi les conditions édictées par les juges de la CPI figurait l’obligation de résider dans un État membre de la Cour en attendant un éventuel procès en appel.

 

En détention depuis plus de sept ans, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise de 2010-2011, née de son refus de céder le pouvoir à son rival, l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara. Les violences avaient fait plus de 3 000 morts en cinq mois. Il avait été arrêté en avril 2011 par les forces du président Ouattara, soutenues par l’ONU et la France. Il est le premier ancien chef d’État à avoir été remis directement à la CPI.

Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé étaient accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains, pour lesquels ils ont toujours plaidé non coupable.

 

Son acquittement est intervenu à une période tendue en Côte d’Ivoire, à l’approche de la présidentielle de 2020 : Alassane Ouattara n’a pas dévoilé ses intentions et la coalition formée avec Henri Konan Bédié, son ancien allié contre Gbagbo, a explosé.

 

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Avec AFP