Lancement de la mission d’évaluation des marchés publics MAPS II

De 18, 79% en 2009 (évaluation PEMFAR 1), le système togolais des marchés publics a atteint en 2016, un taux d’achèvement de 73,94%. Une nette amélioration qui s’explique par les grandes réformes engagées dans le secteur depuis 2009.

 

 

Au rang de ces dernières, la séparation des fonctions de passation de celles de contrôle et de la régulation.

Si les premiers responsables enregistrent un satisfecit notamment sur le plan législatif, réglementaire et institutionnel, ils redoutent cependant de l’ efficience et de la performance du système de marché public du pays, en regrettant la longueur du délai de passation.

 

A l’origine, l’ indélicatesse des agents de la chaîne de passation, ou encore le comportement désobligeant de certains acteurs au sein des autorités contractantes.

” Ce constat doit nous interpeller tous, chacun à son niveau de responsabilité dans la chaîne de passation des marchés…Il est inadmissible qu’au moment où le gouvernement s’emploie à moderniser le secteur des finances publiques à coup de réformes, que de pareilles obstacles persistent”.

 

C’est en ces termes qu’a déploré mercredi, Kossi TOFFIO, le directeur de cabinet du ministre togolais de l’économie et des finances.

 

Le représentant de l’autorité de l’Etat qui présidait le lancement d’une mission d’évaluation du système des marchés publics suivant la méthode d’évaluation MAPS II, a à l’occasion, invité l’ARMP à ” relever son niveau de vigilance pour détecter et sanctionner les agents incompétents”.

 

La méthodologie harmonisée d’appréciation de la conformité des systèmes de passation des marchés aux standards internationaux (MAPS II), est financée par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale.

 

Sa finalité, rappelle Toffio, est de” servir de baromètre pour mesurer entre autres, le degré de transparence et d’efficacité du système des marchés publics au Togo, et d’en dégager des forces et ses faiblesses en s’appuyant sur une analyse participative, rigoureuse et objective, incluant le secteur public, privé et la société civile”.

 

” L’intérêt de cette démarche pour notre système de passation des marchés publics est de le rendre plus fiable et conforme aux procédures des partenaires techniques et financiers, de sorte à favoriser l’utilisation des procédures nationales dans les projets financés par ces derniers”, a pour sa part renchéri Aftar Touré MOROU, Directeur Général par intérim de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP).

 

Louis BARARMNA (pour LomeGazette)