Elections générales au Nigeria: le pays dans l’attente des premiers résultats

Dimanche soir 24 février, le président de la commission électorale (INEC) nigériane a inauguré le démarrage officiel de la collecte des résultats de la présidentielle de samedi. Lundi matin, elle devrait procéder à l’annonce des premiers résultats.

Dimanche soir, au lendemain des élections présidentielle, législatives et sénatoriales, le président de la commission électorale nigériane (INEC) a inauguré le démarrage officiel de la collecte des résultats lors d’une cérémonie plutôt protocolaire devant le corps diplomatique et les partis politiques. Jusqu’à présent, aucun résultat officiel n’est disponible.

L’opération peut prendre du temps puisque la commission électorale continue en parallèle de collecter les données des Etats qui ont dépouillé tardivement, en raison de soucis logistiques.

A partir de 11h, ce lundi, la commission électorale devrait commencer à proclamer les premiers résultats reçus dimanche soir. L’annonce se fera de manière très détaillée et progressive. Ce sera comme une photographie en temps réel de chacun des 36 Etats de la République fédérale : l’INEC va rappeler le nombre de votants, préciser le nombre de voix obtenues par chaque parti politique.

Parmi les Etats clés, qui pourraient faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, figure Lagos, capitale économique, plus fort bassin d’électeurs du pays. Mais surtout l’Etat de Kano, dans le Nord, et ses 5,5 millions d’électeurs qui avaient quasiment plébiscité Muhammadu Buhari lors de la présidentielle en lui attribuant 89% de ses voix. Mais quatre ans plus tard, la donne a changé et les observateurs prédisent des résultats serrés, y compris dans cet Etat.

De leur côté, les politiques s’enlisent dans un flot de polémiques : le PDP accuse la commission électorale de retarder l’annonce des résultats pour permettre au président sortant de les truquer. Sur le même ton, l’APC estime que le candidat du PDP va diffuser de faux résultats dans le but d’attiser un climat de tension.

Dans un tel contexte, la commission électorale a appelé les médias à plus de vigilance et à poursuivre leur travail de vérification des informations pour éviter de divulguer des fake news.

RFI