Affrontements au lycée d’Agoé: le général Yark interpellé!

C’est presqu’un scénario à la hollywoodienne que nos confrères d’Afreepress ont décrit dans une publication ce vendredi. D’après l’agence de presse, des individus armés de couteaux et autres objets contondants ont fait irruption dans une salle de classe au lycée d’Agoè-centre (Lomé) sur instigation de deux élèves qui se disputent une tourterelle du lycée. La présence de ces ‘gros bras’ a provoqué une scène de panique au sein de l’établissement, rappelant ainsi le phénomène dit des “microbes” qui sévit actuellement à Abidjan.

 

Les “microbes”, ce sont de jeunes gens dont la tranche d’âge est comprise entre 7 et 15 ans. Par groupe de 10, 15 voire plus, ils sèment la terreur sur leur passage dans la capitale ivoirienne notamment dans les communes de Yopougon, Adjamé, Abobo et Attécoubé. Ils dépouillent leurs victimes dans la circulation, dans les marchés. Les résistants sont blessés au couteau ou sérieusement molestés. À certains carrefours des communes “dangereuses”, il n’est pas prudent de baisser les vitres de sa voiture ou d’avoir son téléphone portable près de la portière. Le phénomène est bien réel. Et le comble dans tout ça, c’est que tout le monde s’en plaint mais personne n’ose défier ces “petits”. Quand ils s’attaquent à une victime, tous les témoins doivent passer leur chemin au risque de s’attirer la foudre de ces seigneurs de guerre.

La comparaison avec ce qui s’est passé ce vendredi matin dans ce lycée de Lomé est exagérée, avouons-le. Mais comment est-ce possible que de jeunes élèves puissent recourir à cette méthode de gangster pour se régler des comptes au sujet d’une fille? Le phénomène des “gros bras” n’est pas nouveau au Togo certes. On les voit souvent sur des opérations de déguerpissement ou parfois même, ils sont sollicités par des familles ou collectivités qui se disputent des parcelles de terrain.

Les individus qui ont semé cette pagaille au lycée d’Agoè-centre vont-ils rester impunis? Quid des élèves qui ont eu ce vilain réflexe? Non, il faut que cela cesse immédiatement. C’est un petit serpent auquel il faut d’ores et déjà tordre le cou de peur qu’il ne nous morde tous quand il deviendra grand. Et pour ça, ce n’est ni la volonté ni les moyens qui manquent au ministre en charge de la Sécurité du Togo.
Ambroise DAGNON